Contrat de société en commandite simple

Téléchargement Word gratuit • Modification en ligne • Sauvegarde et partage avec Drive • Exportation en PDF

12 pages25–35 min à remplirDifficulté: ComplexeSignature requiseRevue juridique recommandée
En savoir plus ↓
GratuitContrat de société en commandite simple

En un coup d'œil

De quoi s'agit-il
Un contrat de société en commandite simple est un accord légal entre au moins un commandité (gestionnaire responsable) et un ou plusieurs commanditaires (investisseurs). Ce modèle en Word est modifiable, téléchargeable gratuitement et exporte en PDF pour signature électronique ou imprimée.
Quand en avez-vous besoin
Vous avez besoin de ce document lorsque vous constituez une société en commandite simple, que vous structurez un partenariat d'investissement, ou que vous formalisez les droits et obligations entre gestionnaires et bailleurs de fonds.
Ce que contient le modèle
Le contrat définit les apports en capital, la répartition des bénéfices et pertes, les pouvoirs de gestion du commandité, les obligations des commanditaires, la tenue des comptes, les distributions de trésorerie, et les conditions de dissolution de la société.

Qu'est-ce qu'un modèle de contrat de société en commandite simple ?

Un contrat de société en commandite simple est un accord légal entre au moins un commandité (gestionnaire) et un ou plusieurs commanditaires (investisseurs) qui structurent une association commerciale ou d'investissement. Le commandité assume le contrôle exclusif de la gestion et une responsabilité personnelle illimitée pour toutes les dettes, tandis que les commanditaires apportent du capital mais ne participent pas à la gestion et limitent leur responsabilité à leur investissement initial.

Ce modèle en Word est modifiable, téléchargeable gratuitement, et exportable en PDF. Il définit les apports en capital, la répartition des bénéfices et pertes, les pouvoirs de gestion, les obligations de rapport comptable et fiscal, la distribution de trésorerie, et les conditions de dissolution. Le contrat doit être signé par tous les associés et enregistré auprès des autorités compétentes (Registre des entreprises au Québec, RCS en France) pour acquérir sa force légale.

Pourquoi vous avez besoin de ce document

Sans un contrat formalisé, une société en commandite simple n'existe pas légalement. L'absence de contrat expose le commandité à une responsabilité personnelle totale, crée des ambiguïtés sur les droits et obligations de chaque associé, et peut mener à des disputes graves sur la distribution des profits, les contributions supplémentaires, et le contrôle de la gestion.

Un contrat clair et complet protège tous les associés en établissant des règles sans équivoque sur le financement initial, les apports futurs, la rémunération du commandité, la trésorerie disponible, et la sortie de la société. Il offre également une certitude fiscale en documentant la part de chaque associé dans les bénéfices et pertes, essentielle pour les déclarations d'impôt. Sans ce document, vous risquez des litiges coûteux, des malentendus sur la gestion des actifs, et une exposition légale inutile.

Quelle variante correspond à votre situation ?

Si votre situation est…Utiliser ce modèle
Vous avez deux investisseurs externes et un gestionnaire responsableSociété en commandite simple — deux commanditaires
Vous accueillez trois investisseurs ou plus au-delà du commanditéSociété en commandite simple — trois commanditaires ou plus
Votre partenariat se concentre sur l'achat, la gestion et la vente de propriétésSociété en commandite simple — immeuble ou bien immobilier
Vous souhaitez préciser les distributions de revenus mensuelles ou trimestriellesAccord de commandite avec distributions périodiques
Votre partenariat relève de la loi québécoise (Code civil du Québec)Société en commandite simple — juridiction québécoise
Votre partenariat relève de la loi française (Code civil, Loi de 1925)Société en commandite simple — juridiction française

Erreurs courantes à éviter

❌ Ne pas enregistrer officiellement la société auprès des autorités

Pourquoi c'est important : La société n'existe légalement que si elle est enregistrée. Sans enregistrement, le commandité perd la protection de la responsabilité limitée et devient personnellement responsable de toutes les dettes.

Fix: Enregistrez le certificat auprès du Registre des entreprises ou de l'autorité compétente dès la signature du contrat.

❌ Définir des pourcentages de participation qui ne totalisent pas 100 %

Pourquoi c'est important : Une répartition incomplète ou excédentaire crée une ambiguïté sur la distribution des bénéfices, pertes et distributions, et peut mener à des litiges entre associés.

Fix: Vérifiez que la somme de tous les pourcentages dans l'Annexe A égale exactement 100 %.

❌ Autoriser le commandité à distribuer tout l'argent disponible sans vérifier la solvabilité

Pourquoi c'est important : Une distribution excessive laisse la société incapable de payer ses dettes courantes, ses salaires ou ses obligations contractuelles, ce qui crée une insolvabilité.

Fix: Imposez une clause de distribution conditionnée : « aucune distribution si cela met en péril la capacité de la société à payer ses dettes à leur échéance ».

❌ Confondre bénéfices comptables avec trésorerie disponible

Pourquoi c'est important : Un associé peut avoir une part de bénéfices mais aucune trésorerie ne soit disponible pour distribution, ce qui crée des attentes irréalistes et des tensions.

Fix: Clarifiez dans le contrat que les distributions dépendent de la trésorerie nette réelle, pas seulement du bénéfice comptable.

❌ Ne pas documenter les apports en nature ou les contributions non monétaires

Pourquoi c'est important : Si un associé apporte un bien immobilier au lieu d'argent, l'absence de documentation précise crée une dispute sur la valeur et la propriété du bien.

Fix: Décrivez tout apport en nature dans une annexe distincte, avec évaluation convenue par tous les associés.

❌ Laisser les pouvoirs du commandité sans limite ou restriction

Pourquoi c'est important : Le commandité peut vendre les actifs importants, contracter des dettes majeures, ou modifier la structure sans consentement, ce qui viole la confiance des commanditaires.

Fix: Énumérez les actions qui requièrent l'accord écrit des commanditaires (ex. vente d'immeubles, emprunt supérieur à un seuil, dissolution anticipée).

Les 10 clauses essentielles, expliquées

Constitution de la société

En langage simple : Établit la création officielle de la société en commandite simple conformément à la loi applicable et exige l'enregistrement du certificat auprès des autorités compétentes.

Exemple de formulation
Les parties constituent par le présent contrat une société en commandite simple conformément à [LOI]. Le certificat sera enregistré au [DÉCRIRE].

Erreur courante : Oublier d'enregistrer le certificat auprès des autorités, ce qui rend la structure invalide et expose le commandité à une responsabilité illimitée.

Raison sociale et siège social

En langage simple : Définit le nom officiel de la société, son adresse principale, et identifie le commandité responsable de la gestion.

Exemple de formulation
Le nom de la société en commandite simple sera : [NOM]. Le siège social sera situé à [ADRESSE]. Le commandité est [NOM] à [ADRESSE].

Erreur courante : Utiliser un nom non enregistré ou omettre de mettre à jour l'adresse du siège, ce qui crée une confusion légale et peut invalider les contrats signés.

Durée de vie de la société

En langage simple : Précise la date de début et la date prévue de fin de la société, sauf dissolution anticipée.

Exemple de formulation
La société naîtra à la date du présent contrat et continuera d'exister jusqu'en [ANNÉE], sauf si elle est liquidée ou dissoute entre-temps.

Erreur courante : Fixer une durée trop courte sans clause de renouvellement, obligeant une renegociation fréquente ou laissant la société sans cadre légal.

Apports en capital

En langage simple : Précise le montant ou le bien apporté par chaque associé, qu'il soit commandité ou commanditaire, et les conditions de contribution supplémentaire.

Exemple de formulation
L'apport initial de chaque associé sera la somme inscrite dans l'annexe A. Les commanditaires doivent faire des apports supplémentaires par demande écrite du commandité, proportionnellement à leur part de propriété.

Erreur courante : Ne pas documenter clairement les apports ou permettre une interprétation ambiguë des contributions supplémentaires, ce qui crée des disputes ultérieures.

Bénéfices et pertes

En langage simple : Établit le mode de calcul et de distribution des bénéfices nets et pertes nettes selon la part de chaque associé.

Exemple de formulation
Le montant des bénéfices nets et des pertes nettes sera déterminé suivant les pourcentages établis par l'Annexe A. Le terme profits désigne tout revenu ou gain généré par la société.

Erreur courante : Définir une distribution inégale sans justifier les raisons, ou confondre bénéfices et trésorerie, ce qui crée des attentes incorrectes chez les associés.

Distribution d'espèces

En langage simple : Permet au commandité de distribuer la trésorerie nette aux associés selon leur ratio de participation, tout en préservant la solvabilité de la société.

Exemple de formulation
Les distributions d'espèce peuvent être effectuées par le commandité à tous les commanditaires sans tenir compte des pertes et profits, pourvu qu'aucune distribution ne soit faite au détriment de la capacité de la société à payer ses dettes.

Erreur courante : Distribuer trop de trésorerie trop tôt, laissant la société insolvable et incapable de payer ses obligations courantes.

Propriété du patrimoine

En langage simple : Affirme que tous les biens acquis par la société lui appartiennent collectivement, et qu'aucun associé ne peut exiger la répartition de ces actifs.

Exemple de formulation
Tous les biens réels et personnels acquis par la société seront la propriété de la société. Chaque associé renonce expressément au droit d'exiger la répartition de tout ou partie du patrimoine.

Erreur courante : Permettre aux associés de réclamer des actifs individuels avant la dissolution, ce qui fragilise le patrimoine de la société et crée des litiges.

Questions fiscales et tenue de comptes

En langage simple : Exige que le commandité maintienne une comptabilité précise, rende les comptes disponibles, et fournisse annuellement des déclarations fiscales et des bilans à tous les associés.

Exemple de formulation
Le commandité devra tenir les livres de comptes au siège social et les rendre disponibles. Après la clôture annuelle, il fournira un bilan et un rapport financier détaillé, ainsi que les formulaires fiscaux.

Erreur courante : Négliger la tenue régulière des comptes ou retarder les déclarations fiscales, ce qui expose la société et les associés à des pénalités et à une perte de confiance.

Gestion des affaires par le commandité

En langage simple : Confère au commandité le contrôle unique et exclusif de la gestion quotidienne, ainsi que les pouvoirs nécessaires pour agir au nom de la société.

Exemple de formulation
Le commandité aura un contrôle unique et exclusif sur la société. Il détiendra le pouvoir et l'autorité nécessaires pour entreprendre toutes les actions adéquates en relation avec la gestion et la conduite des affaires de la société.

Erreur courante : Ne pas délimiter les pouvoirs du commandité, ce qui permet des décisions majeures sans consensus ou crée une ambiguïté sur qui peut engager la société légalement.

Responsabilité du commandité

En langage simple : Le commandité assume une responsabilité personnelle et illimitée pour les dettes et obligations de la société, contrastant avec la responsabilité limitée des commanditaires.

Exemple de formulation
Le commandité est personnellement responsable de toutes les dettes et obligations de la société. Les commanditaires sont responsables seulement jusqu'à concurrence de leur apport initial.

Erreur courante : Confondre les responsabilités des deux types d'associés ou omettre cette distinction, ce qui expose les commanditaires à une responsabilité inattendue.

Comment le remplir

  1. 1

    Identifiez tous les associés et leurs adresses

    Listez le nom légal exact, le type de société (si applicable), la loi constitutive, et l'adresse complète de chaque commanditaire et du commandité. Vérifiez auprès de registres officiels (ex. Registre des entreprises du Québec) pour éviter les erreurs de dénomination.

    💡 Utilisez l'adresse du siège social ou de l'établissement principal, pas une adresse personnelle temporaire.

  2. 2

    Définissez la raison sociale et le siège social de la société

    Choisissez le nom officiel de la société en commandite simple. Vérifiez la disponibilité auprès des autorités compétentes. Indiquez l'adresse du siège social où la société exercera ses activités.

    💡 Assurez-vous que le nom n'est pas déjà réservé ou utilisé par une autre entité.

  3. 3

    Complétez les annexes A et B

    L'Annexe A doit lister tous les commanditaires avec leur pourcentage de propriété (ex. 30 %, 40 %, 30 %) et leur apport initial en capital. L'Annexe B décrit les biens immobiliers ou actifs que la société acquerra ou gère.

    💡 Les pourcentages doivent totaliser 100 % pour éviter une ambiguïté sur la distribution des bénéfices et pertes.

  4. 4

    Précisez l'objet, la durée et les apports en capital

    Décrivez clairement l'objet social (ex. achat, gestion et vente de biens immobiliers). Indiquez la date de début et la date de fin prévue de la société. Inscrivez le montant exact que chaque associé apporte en espèces et la date limite de versement.

    💡 Soyez spécifique : au lieu de « gestion de biens », écrivez « achat, gestion et vente d'immeubles résidentiels situés dans la région [X] ».

  5. 5

    Définissez les conditions de contribution supplémentaire

    Clarifiez si et comment les commanditaires peuvent être appelés à contribuer du capital additionnel au-delà de leur apport initial. Précisez les conditions : par appel écrit du commandité, proportionnellement à leur part, ou à parts égales.

    💡 Limitez l'obligation de contribution supplémentaire pour protéger les commanditaires, sauf si c'est un risque assumé volontairement.

  6. 6

    Complétez les règles fiscales et comptables

    Indiquez la méthode comptable (trésorerie ou additive), la date de clôture des comptes (ex. 31 décembre), et le délai pour fournir les bilans (ex. 90 jours après clôture). Précisez qui prépare les déclarations fiscales.

    💡 Alignez la clôture des comptes sur l'année civile ou l'année fiscale de vos associés pour simplifier la consolidation.

  7. 7

    Vérifiez les pouvoirs du commandité et les restrictions

    Confirmez que le commandité a le contrôle exclusif de la gestion, tout en notant toute restriction (ex. interdiction de vendre un bien sans consentement des commanditaires). Documentez les signatures et les pouvoirs nécessaires pour engager la société.

    💡 Pour les transactions majeures, envisagez de requérir l'accord écrit de tous les associés ou d'une majorité définie.

  8. 8

    Faites signer et enregistrer le contrat

    Une fois complété, faites signer le contrat par tous les associés devant témoin ou notaire selon la juridiction. Enregistrez le certificat de société en commandite simple auprès des autorités compétentes (ex. Registre des entreprises du Québec ou registre du commerce français).

    💡 Conservez une copie certifiée du contrat et de la preuve d'enregistrement pour tous les dossiers légaux et fiscaux.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un commandité et un commanditaire ?

Le commandité est l'associé responsable de la gestion quotidienne de la société et assume une responsabilité personnelle et illimitée pour toutes les dettes. Le commanditaire est un investisseur qui apporte du capital mais ne participe pas à la gestion et reste responsable seulement jusqu'à concurrence de son apport initial. Cette distinction est essentielle pour protéger les investisseurs externes contre les risques opérationnels.

Que se passe-t-il si un commanditaire ne peut pas payer sa contribution supplémentaire demandée ?

Selon la clause 4.4 du modèle, si un commanditaire refuse ou ne peut pas contribuer au capital complémentaire, le commandité peut déclarer le compte de capital de cet associé comme dommages liquidés, ce qui réduit sa participation dans les bénéfices ou permet à la société de réduire sa part de propriété. Ce mécanisme protège les autres associés d'un dommage financier. Consultez un avocat pour adapter cette clause à votre juridiction spécifique.

Comment les bénéfices et les pertes sont-ils distribués ?

Selon la clause 5.1, les bénéfices nets et les pertes nettes sont distribués à chaque associé en proportion de son pourcentage de propriété inscrit à l'Annexe A. Par exemple, si un commanditaire détient 40 % de la société, il reçoit 40 % des bénéfices et assume 40 % des pertes. Les distributions d'espèces, cependant, ne sont faites que si la trésorerie est disponible et que la société peut toujours payer ses obligations courantes.

Le commandité reçoit-il une rémunération ou un salaire pour la gestion ?

Le modèle standard ne prévoit pas automatiquement de salaire ou de rémunération pour le commandité. Cette dépense est considérée comme une charge de fonctionnement et est décrite à la clause 4.4. Si vous souhaitez payer le commandité un salaire fixe ou une commission de gestion, vous devez le préciser dans une clause additionnelle et l'annexer au contrat.

Qu'arrive-t-il aux biens de la société si elle se dissout ?

Selon la clause 6.1, tous les biens acquis par la société lui appartiennent collectivement et ne peuvent pas être séparés ou distribués aux associés avant la dissolution. À la dissolution, les actifs sont vendus, les dettes payées, et le solde est distribué aux associés selon leur pourcentage de participation. Aucun associé n'a le droit d'exiger un bien particulier.

Puis-je modifier le contrat après sa signature ?

Oui, mais seulement avec le consentement écrit de tous les associés. Toute modification doit être documentée par un amendement signé et, selon la juridiction, peut requérir un enregistrement auprès des autorités. Les modifications majeures (durée, objet, droits de gestion) peuvent exiger une approbation unanime. Consultez un avocat avant de procéder.

Quelle juridiction s'applique à ce contrat ?

Le modèle inclut des champs pour indiquer la loi constitutive et la loi régissante (ex. Loi sur les sociétés de personnes du Québec, Code civil québécois, ou Loi de 1925 en France). Vous devez choisir la juridiction pertinente selon le lieu d'établissement de la société et vérifier que le contrat est conforme à cette loi.

Est-ce que ce modèle fonctionne au Québec et en France ?

Le modèle peut être adapté aux deux juridictions, mais les lois régissant les sociétés en commandite simple diffèrent. Au Québec, c'est la Loi sur les sociétés de personnes et le Code civil qui s'appliquent. En France, c'est la Loi de 1925 sur le commandite et le Code civil. Vous devez ajuster les références légales et faire valider le contrat par un avocat local avant signature.

Qui peut être commandité : une personne physique ou une personne morale ?

Selon le modèle, le commandité peut être une personne physique (un individu) ou une personne morale (une société, une entreprise). Le contrat indique « [INDIQUER LE TYPE DE SOCIÉTÉ] », ce qui laisse place aux deux options. Cependant, vérifiez auprès de la loi applicable, car certaines juridictions imposent que le commandité soit une personne physique.

Comparaison avec les solutions alternatives

vs Société en nom collectif (SNC)

Une SNC est une association d'associés qui participent tous à la gestion et assumant chacun une responsabilité illimitée et solidaire. Une commandite simple désigne un commandité (gestionnaire, responsabilité illimitée) et des commanditaires (investisseurs, responsabilité limitée). Choisissez la SNC si tous les propriétaires participent à la gestion et acceptent la responsabilité totale ; choisissez la commandite si vous avez des investisseurs externes qui souhaitent rester passifs et limiter leur risque.

vs Société à responsabilité limitée (SARL ou Ltée)

Une SARL est une entité juridique distincte où tous les associés ont une responsabilité limitée à leur apport. Une commandite simple place la responsabilité illimitée sur le commandité et la responsabilité limitée sur les commanditaires, ce qui offre moins de protection au gestionnaire. Choisissez une SARL si vous voulez protéger tous les propriétaires contre les dettes ; choisissez une commandite si vous acceptez une responsabilité personnelle complète comme gestionnaire en échange d'avoir des investisseurs passifs.

vs Société en commandite par actions (SCA)

Une SCA est similaire à une commandite simple, mais le capital est divisé en actions et les commanditaires peuvent être propriétaires de parts facilement transférables. Une commandite simple implique généralement des parts de propriété non transférables sans consentement. Choisissez une commandite simple pour un partenariat stable à long terme avec un cercle restreint d'investisseurs ; choisissez une SCA si vous envisagez de permettre aux investisseurs d'entrer et de sortir facilement ou de vendre leurs parts.

vs Partenariat informel ou protocole d'accord

Un partenariat informel sans contrat légal expose tous les propriétaires à des risques de dispute, d'absence de clarté sur les responsabilités, et de conflits non résolus. Une commandite simple formelle crée une structure légale reconnue, définit clairement les droits et obligations, et offre une voie légale de résolution des conflits. Choisissez toujours une commandite simple formelle plutôt qu'un accord informel dès que vous acceptez un apport de capital externe.

Particularités sectorielles

Immobilier et gestion de propriétés

Les sociétés en commandite simple sont couramment utilisées pour l'achat, la gestion et la vente de biens immobiliers, permettant aux investisseurs de participer sans gérer directement les propriétés.

Investissement et capital-risque

Les fonds d'investissement et les partenariats de capital-risque utilisent cette structure pour accepter des investisseurs passifs tout en confiant la gestion à un commandité expérimenté.

Pétrole, gaz et ressources naturelles

Les exploitations pétrolières, gazières ou minières utilisent les commandites pour lever des capitaux auprès d'investisseurs tout en conservant le contrôle opérationnel centralisé.

Agriculture et exploitation foncière

Les exploitations agricoles ou les sociétés de gestion foncière utilisent cette structure pour regrouper les apports de plusieurs investisseurs et gérer les terres collectivement.

Arts, spectacles et médias

Les productions cinématographiques, théâtrales ou musicales recourent aux commandites pour financer les projets tout en concentrant la prise de décision chez le producteur ou le metteur en scène.

Secteur financier et fonds

Les sociétés de gestion d'actifs utilisent cette structure pour gérer des portefeuilles d'investissement au nom des commanditaires passifs, tout en se chargeant des décisions d'allocation et de gestion.

Notes juridictionnelles

Au Québec et au Canada, les sociétés en commandite simple sont régies par la Loi sur les sociétés de personnes (LSP) du Québec ou des lois équivalentes dans d'autres provinces. Le contrat doit être enregistré auprès du Registre des entreprises du Québec ou de l'autorité compétente. Les droits et obligations des commandités et commanditaires sont définis par le Code civil du Québec.

En France, les sociétés en commandite simple (SCS) sont régies par la Loi du 1er février 1925 sur la commandite, modifiée par le Code civil. Le contrat doit être enregistré auprès du Registre du commerce et des sociétés (RCS). Les dispositions du Code civil, notamment sur les responsabilités et la gestion, s'appliquent entièrement.

Modèle ou avocat — qu'est-ce qui convient à votre situation ?

ApprocheIdéal pourCoûtDélai
Utiliser le modèlePartenariat simple avec 2 à 3 associés, structure claire, apports directs en espèces, risque mitigé, pas de besoin urgent.Téléchargement gratuit ou faible coût du modèle (< 50 $). Temps personnel pour remplir environ 3 à 4 heures.1 à 2 semaines (conception, signature, enregistrement)
Modèle + revue juridiquePartenariat avec plusieurs commanditaires, apports en nature, clausesde restriction importantes, volonté de protéger les investisseurs, bonne pratique recommandée.Modèle (< 50 $) + revue légale entre 500 $ et 1500 $ selon la complexité.2 à 4 semaines (création, révision avocat, ajustements, signature, enregistrement)
Rédigé sur mesurePartenariat complexe, multinationales, actifs hautement importants, structures fiscales sophistiquées, risques liés à la responsabilité ou aux réglementations spécialisées.Entre 2000 $ et 5000 $ ou plus selon la juridiction et la complexité.4 à 8 semaines (consultation, rédaction personnalisée, négociation, finalisation, enregistrement)

Glossaire

Commandité
Associé responsable de la gestion quotidienne de la société, personnellement responsable des dettes.
Commanditaire
Associé investisseur qui contribue du capital mais ne participe pas à la gestion, responsabilité limitée à son apport.
Apport en capital
Somme d'argent ou bien fourni par chaque associé à la création ou au cours de la vie de la société.
Bénéfices nets
Revenu total moins toutes les dépenses, taxes et frais, distribué selon les pourcentages de participation.
Pertes nettes
Déficit comptable déducible de chaque associé selon son pourcentage de participation.
Trésorerie nette
Solde d'espèces disponibles après paiement de toutes les obligations de la société.
Distribution d'espèces
Versement de fonds aux associés à partir de la trésorerie disponible.
Certificat de société en commandite simple
Document d'enregistrement officiel auprès des autorités, confirmant la constitution légale de la société.
Dissolution
Fin légale de l'existence de la société et liquidation de ses actifs.
Clôture des comptes
Arrêt annuel des opérations comptables et préparation des états financiers.

Partie intégrante de votre système d'exploitation d'entreprise

Ce document fait partie des 3,000+ modèles inclus dans Business in a Box.

  • Facile et prêt en quelques minutes
  • Document Word 100 % personnalisable
  • Compatible avec Office et autres
  • Exportation en PDF et partage électronique

Créez votre document en 3 étapes simples.

Du modèle au document signé — tout dans un seul Système d'exploitation d'entreprise.
1
Téléchargez ou ouvrez un modèle

Accédez à plus de 3,000+ modèles commerciaux et juridiques pour toute tâche, projet ou initiative.

2
Modifiez et remplissez les blancs avec l'IA

Personnalisez votre modèle de document commercial prêt à l'emploi et enregistrez-le dans le cloud.

3
Enregistrer, Partager, Envoyer, Signer

Partagez vos fichiers et dossiers avec votre équipe. Créez un espace de collaboration fluide.

Gagnez du temps, économisez de l'argent et créez constamment des documents de haute qualité.

★★★★★

"Valeur fantastique! Je ne sais pas comment je m'en passerais. Il vaut son pesant d'or et s'est remboursé plusieurs fois."

Managing Director · Mall Farm
Robert Whalley
Managing Director, Mall Farm Proprietary Limited
★★★★★

"J'utilise Business in a Box depuis 4 ans. C'est la source de modèles la plus utile que j'ai rencontrée. Je le recommande à tout le monde."

Business Owner · 4+ years
Dr Michael John Freestone
Business Owner
★★★★★

"Cela m'a sauvé la vie tant de fois que j'ai perdu le compte. Business in a Box m'a fait gagner beaucoup de temps et comme vous le savez, le temps c'est de l'argent."

Owner · Upstate Web
David G. Moore Jr.
Owner, Upstate Web

Gérez votre entreprise avec un système — pas des outils dispersés

Arrêtez de télécharger des documents. Commencez à gérer avec clarté. Business in a Box vous donne le système opérationnel utilisé par plus de 250 000 entreprises dans le monde pour structurer, gérer et développer leur entreprise.

Plan gratuit à vie · Aucune carte de crédit requise