1
Identifier les parties avec précision
Inscrivez le nom légal complet du créancier (partie sécurisée), le nom légal du débiteur, la date d'entrée en vigueur et les adresses complètes des sièges sociaux. Précisez le type de société (SARL, SA, EIRL, etc.) et la loi constitutive pour chaque partie (code civil, loi d'immatriculation, etc.).
💡 Utilisez les noms exacts figurant dans les documents constitutifs et les registres du commerce pour éviter les problèmes d'exécution.
2
Remplir les définitions avec des références appropriées
Remplacez les [PAYS] par le pays pertinent (Canada, France, Québec, etc.). Remplacez [LOI OU CODE] par la loi civile ou commerciale applicable (Code civil du Québec, Code civil français, loi sur les sociétés par actions, etc.). Assurez-vous que chaque référence législative est correcte dans votre juridiction.
💡 Consultez un avocat pour confirmer les lois applicables dans votre juridiction, notamment pour la définition de « biens intangibles » et « biens ».
3
Énumérer précisément tous les actifs garantis
Passez en revue la liste complète des catégories d'actifs (créances, contrats, stocks, équipement, marques, brevets, droits d'auteur, secrets industriels). Assurez-vous que toutes les catégories pertinentes sont incluses selon la nature de l'entreprise du débiteur. Adaptez la description si certaines catégories ne s'appliquent pas.
💡 Pour une entreprise de technologie, insistez sur les brevets et secrets industriels. Pour un commerçant, insistez sur les stocks et créances clients.
4
Préparer l'annexe A avec les biens spécifiques
Listez en annexe A tout bien spécifique devant être garanti au-delà des catégories générales (ex. véhicules identifiés par numéro de série, équipement particulier, brevets spécifiques). Soyez aussi détaillé que possible (description, numéro de série, adresse d'entreposage, valeur approximative).
💡 Une annexe A précise protège le créancier en cas de litige ultérieur concernant les biens visés par la sûreté.
5
Définir précisément les obligations du débiteur
Précisez le montant principal du prêt ou de la créance, les conditions de paiement (mensuel, trimestriel, etc.), le taux d'intérêt, la date d'échéance, et énumérez tous les frais additionnels couverts (intérêts, pénalités, frais juridiques, dépenses de réalisation).
💡 Inclure expressément les frais juridiques et les dépenses de réalisation protège le créancier contre les pertes liées à l'exécution de ses droits.
6
Adapter les clauses selon la juridiction
Selon que vous opérez au Québec, en France ou ailleurs, vérifiez que la langue, les références légales et les procédures de réalisation reflètent la juridiction applicable. Certains éléments (droits de premiers rangs, préavis de vente) varient considérablement selon le droit local.
💡 Consultez un avocat dans la juridiction applicable pour adapter le contrat aux exigences locales.
7
Faire signer les deux parties
Une fois le contrat complété, assurez-vous que le créancier et le débiteur le signent en présence de témoins ou font certifier les signatures. Conservez l'original signé en lieu sûr et envisagez d'enregistrer le contrat auprès de l'organisme approprié (ex. Bureau du registraire au Québec).
💡 L'enregistrement de la sûreté auprès du registre compétent est souvent obligatoire pour que le droit de sûreté soit opposable aux tiers.
8
Communiquer les modifications au débiteur
Informez le débiteur par écrit de toute modification aux biens garantis, aux obligations ou aux modalités de paiement. Obtenez son consentement écrit et, si nécessaire, amendez le contrat officiellement avec les signatures des deux parties.
💡 Les modifications sans consentement écrit peuvent être contestées, affaiblissant la position du créancier.