1
Identifier les parties au contrat
Inscrivez le nom légal complet du consultant (personne physique ou entreprise), son type d'entité (travailleur autonome, PME, etc.), la loi qui le régit (Québec, France, autre) et son adresse. Faites la même chose pour votre société. Vérifiez que les noms correspondent à vos documents officiels (actes de constitution, permis, etc.).
💡 Utiliser le nom légal exact, pas un surnom ou un acronyme informel.
2
Définir la date du contrat et sa durée
Indiquez la date d'entrée en vigueur du contrat. Choisissez la durée : confidentialité pendant la relation seulement, ou aussi après (ex. 2 ans après la fin). Spécifiez si le contrat s'applique à toutes les filiales et sociétés affiliées de votre entreprise.
💡 Une durée de 3 à 5 ans après la fin du contrat est courante pour les secrets commerciaux.
3
Énumérer les informations confidentielles spécifiques
Listez les types d'informations que vous partagez : formules, codes, données clients, budgets, plans marketing, procédés de fabrication, etc. Le contrat en donne une définition générale ; vous pouvez en ajouter des spécifiques selon votre situation. Clarifiez quelles informations sont bien confidentielles et lesquelles ne le sont pas.
💡 Soyez précis : « codes Python de notre plateforme e-commerce » plutôt que « codes informatiques ».
4
Clarifier la propriété des inventions et créations
Confirmez que tout ce que le consultant crée ou améliore en utilisant vos informations vous appartient. Si le consultant conserve certains droits (ex. réutiliser un module générique), spécifiez-le. Indiquez comment les brevets seront gérés et à qui incombe le coût de dépôt.
💡 Éviter l'ambiguïté : « Toute invention, code, design ou amélioration créé(e) pour [Votre Société] pendant le contrat demeurera propriété exclusive de [Votre Société]. »
5
Adapter les clauses à votre juridiction
Si vous opérez au Québec, le contrat doit respecter le Code civil du Québec ; en France, le Code du travail et le droit des brevets. Vérifiez les délais de prescription (temps pendant lesquels vous pouvez poursuivre en cas de violation) et les exigences de preuve de secrets commerciaux dans votre région.
💡 Consultez un avocat local pour adapter les clauses aux lois pertinentes — les règles sur les brevets et secrets commerciaux varient.
6
Planifier la remise des documents et la destruction
Décrivez comment le consultant remetttra les documents (remise physique, effacement numérique, etc.), à qui, et dans quel délai (généralement 5 à 10 jours après la fin du contrat). Spécifiez si certains documents peuvent être conservés (ex. pour des raisons légales) et sous quelles conditions.
💡 Demander une déclaration écrite du consultant confirmant la destruction ou la remise de tous les documents.
7
Ajouter les signatures et la date
Faites signer le contrat par un représentant autorisé de chaque partie (vous et le consultant ou son entreprise). Indiquez la date de signature. Conservez des copies signées pour vos dossiers. Considérez une signature électronique si vous avez des partenaires à distance.
💡 Avoir deux signatures minimales : une du consultant, une de vous-même ou de votre autorité signataire.
8
Discuter les exceptions et clarifications
Avant de signer, clarifiez avec le consultant : Quels secrets spécifiques partagerez-vous ? Quels travaux créatifs attendra-t-il ? Y a-t-il des exceptions (ex. le consultant peut mentionner votre projet dans son portfolio) ? Documentez ces clarifications par écrit.
💡 Éviter les malentendus : une discussion en amont est plus facile qu'un conflit après signature.