Contrat de sûreté portant sur les droits d'auteur

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GratuitContrat de sûreté portant sur les droits d'auteur

En un coup d'œil

De quoi s'agit-il
Un contrat de sûreté portant sur les droits d'auteur est un accord légal qui accorde à un prêteur une garantie sur la propriété intellectuelle (droits d'auteur) d'un emprunteur en échange d'un prêt. Ce modèle Word modifiable offre une structure complète pour enregistrer et protéger les droits d'auteur comme garantie. Il peut être exporté en PDF ou signé électroniquement.
Quand en avez-vous besoin
Vous avez besoin de ce contrat lorsque vous accordez un prêt à une entreprise ou une personne qui détient des droits d'auteur (logiciels, contenu créatif, publications) et que vous souhaitez sécuriser ce prêt en prenant un droit de gage sur ces actifs immatériels. C'est particulièrement utile dans les secteurs créatifs, technologiques ou éditoriaux.
Ce que contient le modèle
Le modèle inclut les parties au contrat, un préambule relatif au prêt et à la dette, l'accord du droit de sûreté avec énumération détaillée des droits garantis, les obligations garanties (principal, intérêts, pénalités), le droit de jouissance en l'absence de défaut, les recours en cas de défaut, et les cas de défaut (non-paiement, non-respect des obligations).

Qu'est-ce qu'un modèle de contrat de sûreté portant sur les droits d'auteur ?

Un contrat de sûreté portant sur les droits d'auteur est un accord légal qui permet à un prêteur de prendre une garantie sur la propriété intellectuelle d'un emprunteur en échange d'un prêt. Ce modèle Word complètement modifiable formalise le transfert d'un droit de gage (sûreté) de premier rang sur des droits d'auteur enregistrés ou non. Il énumère les droits couverts (logiciels, musique, textes, contenus), les obligations garanties (remboursement du principal et des intérêts), et les recours du prêteur en cas de défaut (vente, licence, perception des revenus). Le modèle peut être téléchargé gratuitement, rempli directement en ligne, et exporté en PDF ou signé électroniquement.

Pourquoi vous avez besoin de ce document

Prêter de l'argent sans garantie expose le créancier à un risque de perte totale en cas de faillite ou de mauvaise gestion. Lorsque l'emprunteur est une entreprise créative ou technologique dont la valeur repose sur la propriété intellectuelle (droits d'auteur sur un logiciel, un catalogue musical, un contenu audiovisuel), une sûreté sur ces droits sécurise le prêt et donne au prêteur le droit de vendre ou de licencier les droits pour récupérer son argent. Sans ce contrat, le prêteur n'a aucun droit prioritaire sur la propriété intellectuelle en cas de défaut, et d'autres créanciers peuvent passer avant lui. Ce modèle crée une preuve écrite et légalement opposable de la garantie, protège les intérêts du prêteur, et clarifie les droits et obligations de chaque partie, réduisant ainsi les litiges futurs et renforçant la relation commerciale.

Quelle variante correspond à votre situation ?

Si votre situation est…Utiliser ce modèle
Prêt garanti par droits d'auteur enregistrés au CanadaSûreté sur droits d'auteur enregistrés (Canada)
Prêt garanti par droits d'auteur enregistrés en FranceSûreté sur droits d'auteur (juridiction France)
Prêt garanti sur droits d'auteur non formellement enregistrésSûreté simple sur droits d'auteur non enregistrés
Garantie sur plusieurs droits d'auteur ou œuvres multiplesAccord de sûreté sur portefeuille de droits
Prêt où le prêteur peut licencier les droits en cas de défautSûreté avec droit d'attribution de licence
Garantie limitée à une période précise ou un projet spécifiqueSûreté temporaire sur droits d'auteur

Erreurs courantes à éviter

❌ Laisser l'Annexe A vide ou utiliser des descriptions vagues des droits d'auteur

Pourquoi c'est important : Sans énumération précise, il est impossible de prouver quels droits d'auteur sont couverts, ce qui rend la sûreté inapplicable et imprévisible.

Fix: Complétez l'Annexe A avec le titre exact, le numéro d'enregistrement et la juridiction de chaque droit d'auteur garanti. Demandez des certificats de l'office compétent.

❌ Omettre de vérifier les sûretés existantes sur les mêmes droits d'auteur

Pourquoi c'est important : Un tiers peut détenir une sûreté antérieure avec priorité légale ; votre garantie serait alors subordonnée ou sans valeur en cas de défaut.

Fix: Avant de finaliser le contrat, demandez une recherche auprès de l'office des sûretés (FICHIER GÉPLU au Québec, registre INPI en France) pour confirmer que les droits ne sont pas déjà grevés.

❌ Ne pas adapter la juridiction et les voies de recours à la loi applicable

Pourquoi c'est important : Si les recours ne correspondent pas à la loi en vigueur, le prêteur ne pourra pas les exercer efficacement et les tribunaux peuvent rejeter le contrat.

Fix: Identifiez la juridiction précise (Canada, province, France) et remplacez toutes les références [LOI] par la loi fédérale ou provinciale applicable. Consultez un avocat local.

❌ Oublier d'enregistrer ou de publier le contrat auprès des autorités compétentes

Pourquoi c'est important : Sans enregistrement, la sûreté peut ne pas être opposable aux tiers ou aux créanciers de l'emprunteur en cas de faillite.

Fix: Vérifiez si votre juridiction exige l'enregistrement (p. ex. auprès de l'OPIC pour le Canada, de l'INPI pour la France) et complétez cette formalité immédiatement après signature.

❌ Accepter la garantie de propriété de l'emprunteur sans vérification indépendante

Pourquoi c'est important : L'emprunteur peut ne pas être le propriétaire unique (p. ex. co-auteur oublié, droits cédés à un tiers) ; votre sûreté serait alors partielle ou contestée.

Fix: Demandez des documents prouvant la propriété exclusive (contrats de création, cessions de droits, registres), et vérifiez auprès de l'office de la propriété intellectuelle.

❌ Omettre les obligations de notification (violation, menaces, changements d'adresse)

Pourquoi c'est important : Sans information, le prêteur ne découvre les menaces à la garantie que trop tard et perd des opportunités de recours préventifs.

Fix: Incluez une clause obligeant l'emprunteur à signaler tout litige, violation alléguée, changement de structure ou d'adresse dans les 10 jours.

Les 9 clauses essentielles, expliquées

Accord du droit de sûreté

En langage simple : L'emprunteur transfère au prêteur un droit de sûreté de premier rang sur tous les droits d'auteur spécifiés, incluant les droits exclusifs, les renouvellements, les revenus et les dommages-intérêts.

Exemple de formulation
L'Emprunteur accorde et transmet par les présentes un droit de sûreté de premier rang sur tous les droits, titres et intérêts dans les droits d'auteur enregistrés au [PAYS] énumérés à l'annexe A, y compris (i) tous les droits exclusifs du propriétaire, (ii) le droit de demander le renouvellement, (iii) le droit d'alléguer la violation, (iv) le droit aux dommages-intérêts.

Erreur courante : Ne pas énumérer spécifiquement les droits d'auteur dans une annexe attachée ; cela crée une ambiguïté quant à la portée de la garantie et peut rendre le contrat inapplicable.

Obligations garanties

En langage simple : La sûreté couvre le remboursement du principal, des intérêts, des pénalités et tous les remboursements périodiques mentionnés dans l'effet (billet à ordre).

Exemple de formulation
Les obligations concernent toutes les dettes, obligations et engagements de l'Emprunteur vis-à-vis de la Partie bénéficiaire, dont entre autres le paiement du principal de [MONTANT], des intérêts au taux de [TAUX]% par an, des pénalités de retard et de tout remboursement prévu au billet à ordre daté du [DATE].

Erreur courante : Vague description des obligations (p. ex. « toutes les obligations ») sans préciser le montant ou le taux d'intérêt ; cela peut donner lieu à des litiges sur le montant réellement garanti.

Cas de défaut

En langage simple : Le défaut survient si l'emprunteur ne paie pas une échéance prévue ou ne respecte pas les conditions du contrat ou de l'effet.

Exemple de formulation
Les cas de défaut incluent : (i) le non-remboursement d'un paiement prévu au billet à ordre à la date d'échéance, (ii) le non-respect de tout acte requis par le présent contrat ou l'effet, (iii) l'inexécution de toute autre obligation envers la Partie bénéficiant de la sûreté.

Erreur courante : Définir un seul cas de défaut (p. ex. le non-paiement) sans inclure les violations d'obligations contractuelles ; cela limite les recours du prêteur en cas de comportement problématique autre que le défaut de paiement.

Droit de jouissance en absence de défaut

En langage simple : Tant que l'emprunteur ne manque pas à ses obligations, il peut continuer à utiliser et à exploiter ses droits d'auteur normalement.

Exemple de formulation
Aussi longtemps que l'Emprunteur ne commettra aucun défaut suivant le présent contrat et honorera ses obligations de remboursement et autres obligations, il continuera de jouir de tous les droits d'utilisation, d'exploitation et de perception des revenus découlant de ses droits d'auteur.

Erreur courante : Omettre cette clause ; les tribunaux peuvent interpréter que le prêteur a pris le contrôle complet des droits, ce qui peut être injuste et causer des litiges inutiles.

Recours en cas de défaut

En langage simple : Le prêteur peut déclarer la dette immédiatement exigible et exercer tous les droits du bénéficiaire d'une sûreté, notamment vendre, louer ou licencier les droits d'auteur pour recouvrir la dette.

Exemple de formulation
En cas de défaut, la Partie bénéficiaire peut : (i) déclarer immédiatement exigibles toutes les obligations, (ii) vendre, louer, licencier ou disposer de tout ou partie des droits d'auteur, (iii) percevoir les revenus et redevances et les affecter au remboursement de la dette après déduction des frais (honoraires d'avocats, frais de justice, frais de réparation).

Erreur courante : Ne pas préciser l'ordre d'application des paiements (principal, intérêts, frais) ; cela crée une confusion et peut engendrer des réclamations.

Devoir d'information et de notification

En langage simple : L'emprunteur doit informer le prêteur de tout risque, dommage ou menace à ses droits d'auteur et lui notifier tout changement d'adresse ou de structure.

Exemple de formulation
L'Emprunteur s'engage à informer sans délai la Partie bénéficiante de toute menace, violation imminente ou action en justice mettant en péril les droits d'auteur garantis, et à tenir à jour ses coordonnées et sa structure juridique auprès de la Partie bénéficiante.

Erreur courante : Oublier d'inclure une obligation de notification ; le prêteur ne peut alors pas découvrir à temps les menaces à la garantie et perd des opportunités de recours.

Garantie de propriété

En langage simple : L'emprunteur affirme qu'il est le propriétaire unique et exclusif des droits d'auteur et qu'il peut légalement les hypothéquer sans qu'aucun tiers ait des droits concurrents.

Exemple de formulation
L'Emprunteur garantit et déclare qu'il est le propriétaire unique, entier et exclusif des droits d'auteur décrits à l'Annexe A, qu'il n'existe aucune autre sûreté, cession ou charge antérieure sur ces droits, et qu'il a l'autorité pleine et entière pour accorder la présente sûreté.

Erreur courante : Accepter la garantie de propriété sans effectuer une recherche préalable de sûretés existantes ; un tiers peut alors revendiquer une priorité antérieure et le prêteur perd sa garantie.

Annexe A — Description des droits d'auteur

En langage simple : L'annexe détaille chaque droit d'auteur garanti (titre, date d'enregistrement, numéro de registration, juridiction).

Exemple de formulation
Annexe A : Droits d'auteur garantis. (i) Titre : [NOM DE L'ŒUVRE], Enregistrement no. [NUMÉRO], Date d'enregistrement : [DATE], Juridiction : [PAYS/PROVINCE]. (ii) Titre : [NOM DE L'ŒUVRE], Enregistrement no. [NUMÉRO], Date d'enregistrement : [DATE], Juridiction : [PAYS/PROVINCE].

Erreur courante : Laisser l'Annexe A vide ou vague (p. ex. « tous les droits d'auteur ») ; cela rend impossible l'identification précise des actifs garantis et peut invalider le contrat.

Frais et dépenses

En langage simple : L'emprunteur rembourse tous les frais engagés par le prêteur (avocats, justice, réparation) lors de la reprise et de la disposition des droits d'auteur.

Exemple de formulation
Tous les frais et dépenses engagés par la Partie bénéficiante, y compris les honoraires d'avocats, les frais de justice, les frais de publicité et les frais de réparation jugés nécessaires, seront payés par l'Emprunteur et déduits des revenus nets de la disposition de la sûreté avant affectation au remboursement de la dette.

Erreur courante : Ne pas préciser que les frais sont remboursables par l'emprunteur ; le prêteur ne peut alors pas se indemniser et perd des ressources en recouvrement.

Comment le remplir

  1. 1

    Identifier les parties et leurs détails juridiques

    Insérez le nom légal exact de votre entreprise (prêteur) et celui de l'emprunteur, y compris le type de société (SA, SARL, inc., etc.), la loi constitutive et l'adresse complète du siège social. Vérifiez les registres commerciaux pour assurer l'exactitude.

    💡 Utilisez les noms tels qu'ils apparaissent dans les documents d'incorporation ; une petite erreur peut invalider la signature.

  2. 2

    Remplir les détails du prêt et de l'effet

    Spécifiez le montant du prêt, la date de prise d'effet et la date de l'effet (billet à ordre). Assurez-vous que ces dates correspondent aux documents de prêt signés.

    💡 La date de l'effet doit généralement être la même que celle du contrat de sûreté pour éviter les confusions.

  3. 3

    Énumérer les droits d'auteur dans l'Annexe A

    Complétez l'Annexe A avec chaque droit d'auteur garanti : titre exact de l'œuvre, numéro d'enregistrement (si enregistré), date d'enregistrement et juridiction. Consultez les registres nationaux (p. ex. OPIC pour le Canada, INPI pour la France).

    💡 Demandez à l'emprunteur une copie des certificats d'enregistrement ; cela élimine les imprécisions et accélère le processus.

  4. 4

    Préciser les obligations garanties

    Dressez la liste complète des obligations de l'emprunteur : principal, taux d'intérêt annuel, pénalités, calendrier de remboursement. Référencez l'effet ou le billet à ordre où ces conditions sont documentées.

    💡 Une description vague des obligations rend le contrat difficile à enforcer ; soyez aussi spécifique que possible.

  5. 5

    Adapter la juridiction et les lois applicables

    Remplacez les références à la loi [LOI] par la juridiction appropriée : droit fédéral canadien, loi provinciale (Québec, Ontario, etc.) ou droit français. Vérifiez les exigences de publication ou d'enregistrement de la sûreté dans votre juridiction.

    💡 En Québec, les sûretés doivent être publiées au registre des sûretés (FICHIER GÉPLU) ; en France, elles peuvent être enregistrées auprès de l'INPI ou notariées selon le contexte.

  6. 6

    Ajouter les cas de défaut pertinents

    Examinez les cas de défaut proposés et ajoutez-en d'autres selon votre contexte (p. ex. insolvabilité de l'emprunteur, violation de clauses d'utilisation, cession non autorisée des droits). Assurez-vous que chaque cas de défaut déclenchera les recours.

    💡 Pensez aux risques spécifiques à votre secteur (p. ex. atteinte à droits d'auteur, contrefaçon) et incluez-les comme cas de défaut.

  7. 7

    Signer et enregistrer le contrat

    Après signature par les deux parties, enregistrez ou publiez le contrat selon les exigences de votre juridiction. Conservez une copie certifiée et un original signé.

    💡 Consultez un avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle pour assurer que l'enregistrement est complété dans les délais légaux.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une sûreté sur droits d'auteur et pourquoi serait-je en besoin ?

Une sûreté sur droits d'auteur est une garantie légale qu'un créancier (prêteur) prend sur la propriété intellectuelle d'un débiteur (emprunteur) pour sécuriser un prêt. Si l'emprunteur ne rembourse pas, le prêteur peut vendre, licencier ou disposer des droits d'auteur pour récupérer son argent. Vous en avez besoin si vous prêtez à une entreprise ou un créateur dont le principal actif est sa propriété intellectuelle (logiciels, musique, contenus, brevets d'auteur).

Quelles juridictions ce modèle couvre-t-il ?

Le modèle est rédigé en français et s'adapte au droit canadien (fédéral et provincial) et au droit français. Vous devez remplacer les références [LOI] par la loi spécifique applicable (p. ex. « Loi sur le droit d'auteur » du Canada, ou « Code de la propriété intellectuelle » de la France). En Québec, vérifiez aussi les règles du Code civil québécois. Consultez un avocat local pour adapter les recours aux exigences de votre juridiction.

Comment s'assurer que ma sûreté a priorité sur d'autres créanciers ?

Pour obtenir une sûreté de premier rang (avec priorité), vous devez enregistrer ou publier le contrat auprès de l'office compétent avant que l'emprunteur ne crée une autre sûreté sur les mêmes droits. En Québec, enregistrez au FICHIER GÉPLU. En France, consulter l'INPI ou un notaire. Effectuez aussi une recherche préalable pour vérifier qu'aucune autre sûreté n'existe déjà sur les droits.

Que se passe-t-il si l'emprunteur cède ses droits d'auteur à un tiers après avoir signé ce contrat ?

Une sûreté dûment enregistrée suit généralement les droits d'auteur même en cas de cession. Cependant, cela dépend de la juridiction et du moment de l'enregistrement. Pour minimiser ce risque, incluez une clause interdisant la cession sans consentement du prêteur, et renforcez-la par une obligation de notification. Si l'emprunteur cède malgré tout, le contrat doit prévoir que vous conservez des recours (p. ex. cession des revenus).

Comment l'emprunteur peut-il utiliser ses droits d'auteur s'ils sont garantis ?

Tant que l'emprunteur respecte ses obligations de remboursement, il peut continuer à utiliser, exploiter et percevoir les revenus de ses droits d'auteur sans restriction. La sûreté devient effective uniquement en cas de défaut. Cette distinction est importante : le prêteur n'interfère pas avec l'exploitation normale tant que tout va bien. Une fois le défaut déclaré, les droits passent sous le contrôle du prêteur.

Quels droits d'auteur peuvent être garantis ? Doivent-ils être enregistrés ?

Tout droit d'auteur (logiciels, musique, textes, films, art) peut être garanti. Cependant, l'enregistrement est vivement recommandé car il crée une preuve officielle de propriété et facilite l'enregistrement de la sûreté. En Québec, enregistrez à l'OPIC. En France, enregistrez à l'INPI. Les droits non enregistrés peuvent aussi être garantis, mais le prêteur court des risques plus élevés en matière de preuve de propriété et de priorité.

Que peut faire le prêteur après un défaut ?

Après défaut, le prêteur peut : (i) déclarer immédiatement exigible toute la dette, (ii) vendre les droits d'auteur ou les autoriser en licence à un tiers, (iii) percevoir tous les revenus et redevances et les affecter au remboursement (après déduction des frais), (iv) poursuivre en justice l'emprunteur. Les frais (honoraires d'avocats, frais de justice) sont généralement supportés par l'emprunteur selon le contrat.

Dois-je consulter un avocat pour remplir ce modèle ?

Oui, une révision juridique est fortement recommandée, surtout si le prêt est important ou si les droits d'auteur sont complexes ou internationaux. Un avocat spécialisé en propriété intellectuelle et en droit commercial peut : vérifier la propriété, adapter le contrat à votre juridiction, enregistrer la sûreté auprès des autorités compétentes, et veiller à l'effectivité de vos recours.

Quelle est la différence entre une sûreté et une cession de droits d'auteur ?

Une sûreté accorde au prêteur un droit de garantie sans transférer la propriété des droits ; l'emprunteur reste propriétaire et les exploite normalement. Une cession transfère complètement la propriété au cessionnaire. Une sûreté est donc plus légère et plus courante pour les prêts garantis. Une cession est généralement utilisée pour les contrats de vente ou de transfer de droits, pas pour les sûretés.

Comparaison avec les solutions alternatives

vs Contrat de sûreté sur biens corporels

Un contrat de sûreté sur droits d'auteur porte sur des actifs immatériels (propriété intellectuelle), tandis qu'une sûreté sur biens corporels couvre des actifs physiques (équipement, inventaire). Les droits d'auteur sont plus difficiles à valoriser et à récupérer en cas de défaut, car leur vente requiert des acheteurs qualifiés. La sûreté sur droits d'auteur est préférable lorsque l'emprunteur est une entreprise créative ou technologique dont la valeur réside dans l'IP.

vs Cession de droits d'auteur

Une cession transfère entièrement la propriété des droits au cessionnaire, tandis qu'une sûreté laisse la propriété à l'emprunteur et accorde seulement un droit de garantie. Une cession est utilisée pour les ventes ou les transferts définitifs ; une sûreté est idéale pour les prêts garantis car elle permet à l'emprunteur de continuer à exploiter les droits tant qu'il paie. La sûreté offre une protection au prêteur sans priver l'emprunteur de ses actifs.

vs Accord de licence exclusive

Un accord de licence permet à un tiers d'utiliser les droits d'auteur moyennant royalties, tandis qu'une sûreté ne crée pas de droit d'utilisation pour le prêteur (sauf en cas de défaut). Une licence génère des revenus partagés et est souvent utilisée pour la distribution ou la commercialisation. Une sûreté est une garantie d'une dette ; elle ne génère des revenus que si le défaut se produit et que les droits sont liquidés.

vs Contrat de nantissement

Un nantissement crée un droit de gage sur des biens mobiliers et demande généralement la dépossession (le bien est remis au créancier). Une sûreté sur droits d'auteur ne demande pas de dépossession physique puisque les droits sont immatériels. Le nantissement est courant pour les biens corporels (bijoux, véhicules) ; la sûreté est mieux adaptée aux actifs immatériels comme les droits d'auteur.

Particularités sectorielles

Technologie et logiciels

Prêts à des éditeurs ou développeurs de logiciels, garantis par les droits d'auteur sur le code source et les produits finis.

Édition et contenu créatif

Financement d'auteurs, d'éditeurs ou de producteurs de contenu garantis par les droits d'auteur sur les œuvres (livres, magazines, contenus numériques).

Musique et divertissement

Prêts aux compositeurs, musiciens ou producteurs de musique, garantis par les droits d'auteur sur enregistrements et compositions.

Capital-risque et investissement

Financement de startups créatives ou technologiques avec propriété intellectuelle comme garantie collatérale.

Multimédia et audiovisuel

Prêts pour production de films, séries ou contenus vidéo, garantis par les droits d'auteur sur les œuvres audiovisuelles.

Agences de publicité et design

Financement d'agences créatives, garantis par les droits d'auteur sur les campagnes, designs et contenus produits.

Notes juridictionnelles

Au Canada, la sûreté doit être enregistrée auprès du FICHIER GÉPLU (au Québec) ou des registres provinciaux des sûretés (en Ontario, Colombie-Britannique, etc.). Les droits d'auteur sont régis par la « Loi sur le droit d'auteur » fédérale (LRC 1985, ch. C-42). Vérifiez auprès de l'OPIC (Office de la propriété intellectuelle du Canada) pour l'enregistrement des droits d'auteur.

En France, les droits d'auteur sont régis par le Code de la propriété intellectuelle (CPI). Les sûretés peuvent être enregistrées auprès de l'INPI (Institut national de la propriété industrielle) ou notariées. Consultez un avocat ou notaire français pour les formalités d'enregistrement et les exigences de forme (écrit, signature, date).

Modèle ou avocat — qu'est-ce qui convient à votre situation ?

ApprocheIdéal pourCoûtDélai
Utiliser le modèlePrêts simples et directs entre parties connaissant bien les détails (montant, droits, juridiction clairs).Coût du modèle (gratuit ou faible coût d'abonnement).1 à 2 heures de remplissage, délai d'enregistrement en autorité selon la juridiction.
Modèle + revue juridiquePrêts de montant moyen, droits d'auteur importants, ou besoin de vérification de propriété et d'enregistrement auprès des autorités.Coût du modèle + frais d'avocat pour révision (500–1500 $ CAD / 400–1200 € selon la complexité).2 à 3 semaines (incluant révision, enregistrement et feedback).
Rédigé sur mesurePrêts de montant élevé, portefeuilles de droits complexes, structures internationales, ou litiges anticipés.Coût d'un avocat pour rédaction complète (2000–5000 $ CAD / 1500–4000 € ou plus).4 à 8 semaines (incluant négociation, rédaction, enregistrement et suivi).

Glossaire

Droit de sûreté
Droit accordé à un créancier (prêteur) sur les biens d'un débiteur (emprunteur) comme garantie du remboursement d'une dette.
Droits d'auteur
Droits exclusifs accordés au créateur ou propriétaire d'une œuvre originale (littéraire, artistique, musicale, logiciel) pour la reproduire, la distribuer et l'exploiter.
Enregistrement des droits d'auteur
Processus officiel d'inscription des droits d'auteur auprès d'une autorité gouvernementale (comme l'OPIC au Canada) pour établir la preuve de propriété.
Emprunteur
Partie qui reçoit le prêt et qui accepte de donner ses droits d'auteur en garantie du remboursement.
Partie bénéficiant de la sûreté
Partie qui accorde le prêt et qui bénéficie de la garantie sur les droits d'auteur de l'emprunteur.
Défaut
Situation dans laquelle l'emprunteur ne respecte pas ses obligations (non-paiement, non-respect des conditions du contrat).
Recours
Moyens légaux et actions que la partie bénéficiant de la sûreté peut prendre en cas de défaut (vente des droits, licences, etc.).
Effet
Document (billet à ordre, promesse de paiement) qui formalise la dette garantie par la sûreté.
Œuvres dérivées
Nouvelles œuvres créées à partir d'une œuvre originale protégée par les droits d'auteur.
Redevances
Paiements reçus pour l'utilisation, la distribution ou la licence des droits d'auteur.

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