Contrat de cession de marque

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GratuitContrat de cession de marque

En un coup d'œil

De quoi s'agit-il
Un contrat de cession de marque est un document juridique qui formalise le transfert complet des droits, titres et intérêts d'une marque de commerce d'un propriétaire à un bénéficiaire. Ce modèle Word modifiable inclut toutes les clauses essentielles pour protéger les deux parties et peut être exporté en PDF. Le téléchargement est gratuit.
Quand en avez-vous besoin
Vous avez besoin de ce document lorsque vous vendez une marque enregistrée, lorsque vous transmettez une marque suite à une fusion ou acquisition, ou lorsque vous cédez les droits de propriété intellectuelle d'une marque à un tiers. C'est aussi utile en cas de restructuration d'entreprise impliquant le transfert d'actifs immatériels.
Ce que contient le modèle
Le contrat comprend la clause de cession irrévocable de tous les droits et intérêts, les modalités de contrepartie financière, les engagements et garanties du propriétaire (dont la confirmation qu'il détient les droits exclusifs et que la marque ne viole aucun droit tiers), et les dispositions finales pour assurer la validité et l'exécution du contrat.

Qu'est-ce qu'un modèle de contrat de cession de marque ?

Un contrat de cession de marque est un document juridique qui formalise le transfert définitif et irrévocable de tous les droits, titres et intérêts d'une marque de commerce d'un propriétaire à un bénéficiaire. Ce modèle Word modifiable inclut toutes les clauses essentielles pour protéger les deux parties et peut être exporté en PDF. Le téléchargement est entièrement gratuit et prêt à être personnalisé selon votre situation spécifique.

Ce document encadre le paiement de la contrepartie, confirme que le propriétaire détient exclusivement la marque et qu'elle est libre de toute charge ou droit tiers, et assure au bénéficiaire qu'il peut enregistrer et exploiter la marque en son nom propre. Que vous vendiez une marque établie, procédiez à une restructuration d'entreprise ou participiez à une fusion-acquisition, ce contrat sécurise la transaction et prévient les litiges ultérieurs.

Pourquoi vous avez besoin de ce document

Sans contrat de cession formalisé, le transfert d'une marque reste ambigu et non exécutoire légalement. Le propriétaire peut réclamer la marque après la vente, ou le bénéficiaire découvrir que la marque est grevée de dettes, de licences antérieures ou même de droits conflictuels. Ces risques exposent votre entreprise à des poursuites coûteuses, à une perte de valeur commerciale et à une incapacité à exploiter ou revendre la marque.

Un contrat de cession bien rédigé protège à la fois le propriétaire (qui obtient la preuve du transfert et de la contrepartie) et le bénéficiaire (qui obtient une garantie de propriété exclusive et le droit d'enregistrement). Il clarifie aussi les responsabilités fiscales, les délais de paiement et les obligations post-signature relatives au transfert d'enregistrement auprès des autorités compétentes (INPI, OPIC, EUIPO). En cas de dispute ultérieure, ce document sert de preuve écrite incontestable du consentement et des termes convenus par les deux parties.

Quelle variante correspond à votre situation ?

Si votre situation est…Utiliser ce modèle
Transfert classique avec paiement forfaitaire unique convenu d'avance.Cession simple avec contrepartie fixe
Vente avec versements multiples ou conditions suspensives.Cession avec paiements échelonnés
Le cédant reçoit des pourcentages des revenus futurs liés à la marque.Cession avec clause de royalties
Le propriétaire conserve un droit limité d'utiliser la marque ou une variante.Cession avec restriction d'usage
Le cessionnaire s'engage à maintenir l'enregistrement actif et valide.Cession avec obligation de maintien d'enregistrement

Erreurs courantes à éviter

❌ Ne pas spécifier exactement le numéro d'enregistrement et le territoire de protection de la marque

Pourquoi c'est important : Le bénéficiaire pourrait hériter d'une marque sans protection légale dans les marchés clés ou découvrir qu'une autre marque similaire existe déjà enregistrée dans le même territoire.

Fix: Énumérez tous les numéros d'enregistrement et les pays/territoires où la marque est protégée (ex. : INPI France, OPIC Canada, EUIPO pour l'UE).

❌ Omettre les garanties du propriétaire ou les formuler trop vaguement

Pourquoi c'est important : Sans garanties claires, le bénéficiaire n'a aucun recours légal si la marque est subséquemment contestée ou si elle viole les droits d'une tierce partie.

Fix: Incluez les sept garanties du contrat : propriété exclusive, absence de charges, absence de violation, droit de signer, absence de contrats incompatibles, capacité d'enregistrement, et aucune plainte/menace.

❌ Négliger de définir les modalités de paiement ou de laisser la contrepartie flue

Pourquoi c'est important : Le propriétaire peut ne jamais être payé intégralement, ou le bénéficiaire contester le montant ou la date de paiement, ce qui risque d'invalider le contrat ou de générer des litiges.

Fix: Indiquez le montant précis en chiffres et en lettres, la devise, la date exacte (ou les dates d'échelonnement) et le mode de versement (virement bancaire, chèque, etc.).

❌ Oublier de transférer les marques dérivées ou les licences antérieures

Pourquoi c'est important : Le bénéficiaire acquiert la marque mère mais pas les variantes ou extensions commerciales déjà développées, ce qui fragmenterait le portefeuille de marques et affaiblirait l'acquisition.

Fix: Énumérez explicitement dans la clause de cession tous les droits transférés : marque mère, marques dérivées approuvées, achalandage, droit de créer de nouvelles variantes, et tout enregistrement y afférent.

❌ Signer sans vérifier qu'aucun tiers ne détient un gage ou une licence antérieure sur la marque

Pourquoi c'est important : La marque pourrait être hypothéquée à un créancier du propriétaire. Le bénéficiaire hérite alors d'une marque frappée de saisie, inutilisable jusqu'au remboursement de la dette.

Fix: Demandez une déclaration officielle attestant l'absence de sûreté, gage, nantissement ou licence. Consultez les registres publics de propriété intellectuelle et les archives de financement.

❌ Ne pas adapter le contrat aux juridictions où la marque est enregistrée (France vs Canada, etc.)

Pourquoi c'est important : Les règles de cession varient selon le pays. Un contrat rédigé uniquement pour la France peut ne pas être valide au Canada ou en UE, créant une ambiguïté légale et des risques d'invalidité partielle.

Fix: Si la marque est protégée dans plusieurs pays, incluez une clause de séparabilité ou faites adapter le contrat par un avocat compétent dans chaque juridiction clé.

Les 8 clauses essentielles, expliquées

Clause de cession irrévocable

En langage simple : Le propriétaire transfère définitivement et sans possibilité d'annulation tous les droits, titres, intérêts, enregistrements et droit de développer des marques dérivées sur la marque de commerce au bénéficiaire.

Exemple de formulation
Le Propriétaire cède de façon irrévocable au Bénéficiaire tous les droits, titres et intérêts sur la marque de commerce [DÉCRIRE LA MARQUE], y compris les droits d'enregistrement, les droits de développer des marques dérivées, l'achalandage et tous les autres droits y afférents.

Erreur courante : Omettre la liste complète des droits (enregistrement, achalandage, dérivées) ou utiliser des termes vagues comme « tous les droits » sans spécifier. Cela peut créer une ambiguïté sur ce qui est vraiment transféré.

Clause de contrepartie

En langage simple : Le bénéficiaire paie au propriétaire une somme d'argent fixe en échange de la cession de la marque, selon un calendrier de paiement défini.

Exemple de formulation
En contrepartie de la cession fixée à la section précédente, le Bénéficiaire versera au Propriétaire la somme de [MONTANT] à l'échéance du [DATE].

Erreur courante : Ne pas préciser la devise, la date exacte de paiement ou les conditions de paiement (virement, chèque, etc.). Cela crée des risques de non-paiement ou de différends.

Garantie de propriété exclusive

En langage simple : Le propriétaire confirme qu'il détient tous les droits exclusifs sur la marque et qu'il a l'autorité légale pour la céder au bénéficiaire.

Exemple de formulation
Le Propriétaire s'engage et garantit au Bénéficiaire que le Propriétaire est le Propriétaire exclusif de tous les droits, titres et intérêts sur la marque de commerce, y compris tous les droits de propriété intellectuelle y afférents.

Erreur courante : Oublier de confirmer l'exclusivité ou d'affirmer que le propriétaire a le droit de signer le contrat. Sans cela, le cessionnaire risque d'acquérir une marque grevée de droits conflictuels.

Garantie d'absence de charges ou d'engagements antérieurs

En langage simple : Le propriétaire affirme que la marque ne fait l'objet d'aucun gage, nantissement, sûreté ou licence qui pourrait affecter les droits du bénéficiaire.

Exemple de formulation
La marque de commerce est libre de tout engagement, sûreté, gage, nantissement ou licence qui grèverait les droits du Bénéficiaire.

Erreur courante : Négliger de vérifier si la marque est déjà cautionnée ou engagée. Le bénéficiaire pourrait hériter de dettes ou d'obligations cachées.

Garantie d'absence de violation de droits tiers

En langage simple : Le propriétaire garantit que la marque n'enfreint pas les droits de propriété intellectuelle d'une autre personne, entreprise ou organisation.

Exemple de formulation
La marque de commerce ne viole pas les droits d'une personne morale, physique ou d'une entreprise, et il n'existe aucune plainte ou menace de plainte relative aux droits de propriété du Propriétaire sur la marque.

Erreur courante : Omettre cette garantie ou la formuler trop vaguement. Le bénéficiaire pourrait se retrouver face à des poursuites judiciaires de tiers après l'acquisition.

Clause de droit et pouvoir de signer

En langage simple : Le propriétaire affirme qu'il a le droit, le pouvoir et l'autorité légale de signer ce contrat et de procéder à la cession.

Exemple de formulation
Le Propriétaire a le droit, le pouvoir et l'autorité de signer le présent contrat et de procéder à la cession de la marque de commerce.

Erreur courante : Oublier cette confirmation basique. Si le signataire n'a pas l'autorité requise, le contrat pourrait être invalide ou contestable.

Garantie d'absence de contrats incompatibles

En langage simple : Le propriétaire confirme que le contrat de cession ne viole aucun accord antérieur, jugement ou décret auquel il est assujetti.

Exemple de formulation
Le présent contrat est valide, a force exécutoire et le Propriétaire n'est sujet à aucun contrat, jugement ni décret incompatible avec les dispositions du présent contrat.

Erreur courante : Ignorer les obligations préexistantes (ex. : licence d'exploitation antérieure, restriction contractuelle). Le bénéficiaire pourrait être poursuivi pour violation de contrat antérieur.

Clause de capacité d'enregistrement du bénéficiaire

En langage simple : Le bénéficiaire a le droit d'enregistrer la marque en son nom propre et de disposer librement des droits acquis.

Exemple de formulation
Le Bénéficiaire peut enregistrer et disposer de ses droits sur la marque de commerce en son nom propre auprès des autorités compétentes et sans restriction.

Erreur courante : Négliger de clarifier le droit du bénéficiaire à ré-enregistrer la marque. Il se pourrait que le bénéficiaire ne puisse pas opérationnaliser l'acquisition.

Comment le remplir

  1. 1

    Identifier le propriétaire et le bénéficiaire

    Indiquez le nom légal complet, le type de société (SARL, SAS, EIRL, etc.), la juridiction de constitution et l'adresse siège social de chaque partie. Assurez-vous que les noms correspondent aux documents d'enregistrement officiels.

    💡 Utilisez les extraits du Registre du commerce ou du registre des personnes morales pour garantir l'exactitude.

  2. 2

    Décrire précisément la marque cédée

    Indiquez le nom exact de la marque, son numéro d'enregistrement (si elle est enregistrée), la description des produits/services qu'elle couvre et le pays/territoire d'enregistrement. Joignez une image du logo si applicable.

    💡 Consultez le certificat d'enregistrement auprès de l'INPI (France) ou l'OPIC (Canada) pour les détails exacts.

  3. 3

    Fixer le montant et l'échéance de paiement

    Indiquez la contrepartie financière totale en chiffres et en lettres, la devise, et la date ou les conditions de paiement. Précisez le mode de versement (virement, chèque, crypto, etc.) et les intérêts ou pénalités en cas de retard.

    💡 Consultez un conseiller fiscal pour déterminer si des charges sociales ou d'impôts s'appliquent à la cession.

  4. 4

    Confirmer les garanties et engagements du propriétaire

    Assurez-vous que le propriétaire affirme qu'il détient exclusivement la marque, qu'elle est libre de toute charge, qu'elle ne viole aucun droit tiers et qu'il a l'autorité de la céder. Cochez chaque garantie.

    💡 Demandez une recherche d'antériorité officielle (auprès de l'INPI ou du bureau des marques pertinent) pour confirmer l'absence de conflits.

  5. 5

    Spécifier la date d'entrée en vigueur et de signature

    Indiquez la date à laquelle le contrat prend effet et la date de signature. Généralement, l'entrée en vigueur peut être antérieure ou égale à la date de signature.

    💡 Utilisez toujours le format jour/mois/année (ex. : 15 mai 2026) pour éviter toute confusion entre formats.

  6. 6

    Faire signer par des représentants autorisés

    Obtenez les signatures du représentant légal de chaque partie (directeur général, gérant, président) ou d'un mandataire autorisé. Les signatures doivent être originales (manuscrites) ou certifiées numériquement si le contrat est signé électroniquement.

    💡 Vérifiez l'extrait du Registre du commerce pour confirmer le pouvoir de signature du signataire.

  7. 7

    Obtenir un avis juridique avant signature

    Avant finalisation, faites réviser le contrat par un avocat spécialisé en propriété intellectuelle. Cela assure que la cession protège vos intérêts et respecte les lois applicables.

    💡 Si la marque est enregistrée internationalement, vérifiez les exigences de chaque juridiction concernée.

Questions fréquentes

Quel est le coût de la rédaction d'un contrat de cession de marque ?

Un modèle téléchargeable gratuit comme celui-ci permet de réduire les coûts initiaux. Cependant, pour une cession complexe, une revue juridique professionnelle par un avocat en propriété intellectuelle est recommandée (coût : 500 à 2 000 € en France ou au Canada). Si vous faites rédiger un contrat personnalisé de zéro, attendez-vous à des frais de 1 500 à 5 000 € ou plus, selon la complexité et les juridictions.

La marque doit-elle être enregistrée pour être cédée ?

Non, une marque non enregistrée peut aussi être cédée si elle détient une certaine réputation ou un achalandage commercial. Cependant, la cession d'une marque enregistrée offre bien plus de sécurité juridique au bénéficiaire. Si la marque n'est pas enregistrée, le contrat doit clarifier les droits au titre de la common law ou de la réputation commerciale, et une recherche d'antériorité reste fortement recommandée.

Le bénéficiaire doit-il re-enregistrer la marque à son nom ?

Oui, c'est vivement conseillé. Dans la plupart des juridictions (France, Canada, UE), les organismes d'enregistrement (INPI, OPIC, EUIPO) exigent une demande officielle de modification ou de transfert d'enregistrement. Sans ce transfert, l'enregistrement reste au nom du propriétaire original, ce qui complique la gestion et peut exposer le bénéficiaire à des contestations ultérieures. Le contrat doit donner au bénéficiaire le droit explicite de procéder à ce transfert.

Que se passe-t-il si la marque est déjà engagée auprès d'un créancier ?

Si la marque est nantie en garantie d'un prêt, le créancier doit consentir au transfert et souvent libérer le nantissement. Sinon, le transfert ne peut pas avoir lieu légalement. Avant de signer, vérifiez auprès du propriétaire et du registre des sûretés qu'aucune charge n'existe. Si une charge existe, les fonds de la vente peuvent être utilisés pour rembourser le créancier, puis le solde remis au propriétaire.

Combien de temps prend le transfert d'enregistrement d'une marque ?

Le délai dépend de la juridiction. En France, l'INPI traite généralement un transfert en 2 à 4 semaines. Au Canada, l'OPIC en prend de 4 à 8 semaines. À l'UE, l'EUIPO en prend de 4 à 6 semaines. Il est prudent de commencer les démarches de transfert d'enregistrement dès que le contrat est signé, car le processus peut être plus long que prévu.

Peut-on céder une marque avec des restrictions d'usage ?

Oui. Un contrat peut prévoir une cession partielle ou assortie de conditions, ex. : le propriétaire conserve le droit d'utiliser une variante de la marque ou le droit de l'utiliser dans un secteur d'activité spécifique. Ces arrangements doivent être documentés de façon très claire dans le contrat pour éviter les conflits d'usage ou les litiges sur la portée réelle de la cession.

La cession d'une marque a-t-elle des implications fiscales ?

Oui. En France et au Canada, la cession de marque peut générer une plus-value imposable pour le propriétaire, et des droits d'enregistrement ou de mutation peuvent s'appliquer. Le bénéficiaire doit aussi considérer l'amortissement ou les déductions relatives à l'acquisition de la marque. Consultez un expert-comptable ou un fiscaliste avant de finaliser la cession pour optimiser le traitement fiscal et conformément à votre juridiction.

Que faire si le propriétaire n'a pas conservé la documentation d'enregistrement original ?

Consultez l'organisme d'enregistrement directement (INPI, OPIC, EUIPO) en utilisant le nom de la marque ou le numéro de dossier. Vous pouvez obtenir un certificat de titularité officiel. Si le numéro d'enregistrement ou les détails précis restent flous, une recherche d'antériorité peut clarifier la situation et confirmer qui détient actuellement les droits.

Avons-nous besoin d'un notaire pour signer ce contrat ?

Au Canada, la signature notariale n'est pas obligatoire, mais elle est recommandée pour les transactions importantes. En France, elle n'est pas obligatoire non plus, sauf si vous décidez d'y recourir pour renforcer la preuve. Un contrat signé par les représentants légaux dûment autorisés et contresigné par un avocat suffit généralement à la validité juridique.

Comparaison avec les solutions alternatives

vs Accord de licence de marque

Un accord de licence permet à une tierce partie d'utiliser la marque du propriétaire sous certaines conditions, mais le propriétaire conserve les droits. Un contrat de cession transfère tous les droits définitivement au bénéficiaire, qui devient le nouveau propriétaire légal. La licence est temporaire et réversible ; la cession est permanente et irrévocable. Choisissez la licence si vous voulez conserver la marque et en autoriser simplement l'utilisation. Choisissez la cession si vous vendez ou liquidez la marque.

vs Accord de franchise

Une franchise inclut l'utilisation de la marque mais couvre aussi un modèle commercial complet, des procédures et un support continu du franchiseur. Une cession de marque transfère uniquement les droits de propriété intellectuelle sur la marque. La franchise est un arrangement d'exploitation commerciale durable ; la cession est un acte de vente d'actifs. Choisissez la franchise pour créer un réseau d'exploitation ; choisissez la cession pour vendre les droits eux-mêmes.

vs Accord de partenariat ou de joint-venture

Un partenariat ou une joint-venture implique que deux parties collaborent et partagent souvent la propriété d'une nouvelle marque ou entité. Une cession transfère la propriété exclusive d'une marque existante d'une partie à une autre. Le partenariat repose sur une gouvernance partagée ; la cession repose sur un transfert unilatéral. Choisissez le partenariat pour collaborer ; choisissez la cession pour vendre ou acquérir exclusive."

vs Contrat de vente d'entreprise (asset purchase agreement)

Une vente d'entreprise peut inclure la marque comme l'un de plusieurs actifs (stocks, équipements, contrats clients). Un contrat de cession de marque se concentre uniquement sur le transfert de la marque. La vente d'entreprise est plus large et complexe ; la cession de marque est spécialisée. Choisissez la vente d'entreprise si vous vendez l'activité globale ; choisissez la cession de marque si vous ne vendez que les droits de propriété intellectuelle."

Particularités sectorielles

Technologie et logiciels

Les éditeurs et startups tech vendent ou achètent régulièrement des marques logicielles, des noms de domaine et des identités numériques. Ce contrat formalise le transfert des droits de propriété intellectuelle immatériels.

Commerce de détail et mode

Les détaillants, franchiseurs et marques de mode cèdent ou acquièrent des marques établies pour étendre leurs gammes de produits ou leurs portefeuilles de marques.

Énergie et ressources naturelles

Les sociétés énergétiques transfèrent des marques suite à des fusions, acquisitions ou ventes de divisions commerciales pour clarifier la propriété des droits de marque.

Pharmaceutique et santé

Les laboratoires cèdent des marques de produits ou des noms commerciaux de médicaments lors de restructurations ou de ventes de portefeuille de produits.

Médias et divertissement

Les studios, éditeurs et producteurs transfèrent des marques de contenu, de franchises ou de propriétés médias à des entreprises de distribution ou de production nouvelles.

Services financiers

Les institutions financières cèdent des marques de services ou de produits financiers lors de regroupements, de scissions ou de restructurations d'entités.

Notes juridictionnelles

Au Canada (en particulier au Québec), la cession de marque est régie par la Loi sur les marques de commerce fédérale et les lois provinciales. L'enregistrement auprès de l'OPIC (Office de la propriété intellectuelle du Canada) est recommandé pour bénéficier d'une protection nationale. Le contrat doit respecter les règles de droit civil québécois (si applicable) ou de common law (provinces de common law).

En France, la cession de marque est régie par la Loi française sur les marques et le droit de l'INPI. L'enregistrement auprès de l'INPI est fortement recommandé pour bénéficier d'une protection nationale. Un transfert d'enregistrement auprès de l'INPI doit être demandé. Pour les marques communautaires (EUIPO), des formalités supplémentaires au niveau de l'UE s'appliquent.

Modèle ou avocat — qu'est-ce qui convient à votre situation ?

ApprocheIdéal pourCoûtDélai
Utiliser le modèleTransfert simple d'une marque déjà enregistrée, montant modéré, aucune dispute antérieure connue, juridiction unique (France ou Canada).0 € (modèle gratuit) + 30–60 min de votre temps pour remplir les champs.1–2 heures pour compléter le modèle et signer.
Modèle + revue juridiqueTransfert d'une marque avec enregistrements multiples, montant significatif, légère complexité légale, ou qui demande une certification.500–1 200 € pour une revue juridique approfondie par un avocat.1–2 jours pour la revue et les corrections avant signature.
Rédigé sur mesureCession complexe (marques multiples, royalties, droit de suite, clauses de non-concurrence, transferts internationaux ou litiges antérieurs).1 500–5 000 € ou plus selon la complexité et le nombre de juridictions.1–3 semaines pour la rédaction personnalisée, la négociation et la finalisation.

Glossaire

Marque de commerce
Signe distinctif (mot, logo, symbole, couleur, son) qui identifie les produits ou services d'une entreprise et les distingue de ceux des concurrents.
Cession
Transfert complet et définitif des droits, titres et intérêts d'un bien (ici, une marque) d'une personne à une autre.
Droits de propriété intellectuelle
Droits légaux accordés au créateur ou propriétaire d'une création intellectuelle (marque, brevet, droit d'auteur), lui permettant de l'exploiter exclusivement.
Achalandage
En propriété intellectuelle, la réputation commerciale et la clientèle attachées à une marque qui augmentent sa valeur.
Enregistrement
Inscription officielle d'une marque auprès de l'organisme compétent (INPI en France, OPIC au Canada) qui confère une protection légale.
Propriétaire
Dans ce contrat, la personne ou entité qui détient actuellement les droits exclusifs sur la marque et qui les cède.
Bénéficiaire
Dans ce contrat, la personne ou entité qui acquiert les droits, titres et intérêts sur la marque cédée.
Marques dérivées
Variations ou extensions d'une marque originale (ex. : ajout de suffixes, modifications visuelles mineures) créées à partir de la marque mère.
Irrévocable
Qui ne peut pas être annulé, révoqué ou annulé une fois que le contrat est signé et entré en vigueur.
Contrepartie
Compensation ou prix payé en échange du transfert des droits ; ce que reçoit le propriétaire pour céder la marque.
Garanties
Promesses écrites par le propriétaire confirmant qu'il détient légalement la marque, qu'elle est libre de toute charge et ne viole aucun droit tiers.

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