1
Identifier les parties et leur cadre juridique
Remplissez le nom complet, le type juridique (SARL, SAS, SA, etc.), la loi d'incorporation et l'adresse du siège social de l'acheteur et du vendeur. Consultez les statuts ou le registre du commerce si nécessaire.
💡 Un nom ou une adresse incomplets rendent le contrat invalide. Utilisez la dénomination exacte du registre d'immatriculation (INPI en France, Revenu Québec au Québec).
2
Lister exhaustivement les actifs vendus
Énumérez chaque catégorie d'actif (équipement, stock, fournitures, droits de bail, fonds de commerce). Joignez une Annexe A détaillée décrivant l'équipement majeur (marque, modèle, année, état). Incluez la description exacte de l'activité et son adresse.
💡 Soyez aussi précis que possible. Au lieu de « équipement commercial », listez « 1 caisse enregistreuse, 1 congélateur horizontal, 4 étagères métalliques ».
3
Exclure clairement les actifs non vendus
Listez tous les actifs ou passifs que le vendeur conserve : liquidités en caisse, créances clients, dettes en attente, contrats d'assurance, véhicules personnels, etc. Ceci prévient les malentendus.
💡 Ne laissez rien dans le flou. Si le vendeur garde la caisse à la fermeture, il doit être écrit explicitement.
4
Ventiler le prix d'achat par catégorie
Fixez un montant pour l'équipement, le fonds de commerce et les autres actifs fixes. Pour le stock et les fournitures, vous pouvez fixer un montant provisoire ou indiquer « coût direct à justifier ». Expliquez comment les ajustements seront calculés.
💡 La ventilation aide à l'impôt et à la comptabilité. Elle aussi justifie pourquoi un actif vaut plus qu'un autre.
5
Définir le mécanisme d'ajustement du stock
Précisez la date et la méthode d'inventaire (par liste détaillée, comptage physique, par catégorie). Indiquez que l'acheteur peut exclure les articles de mauvaise qualité ou obsolètes. Fixez un délai pour régler les différences.
💡 Un inventaire impartial après signature protège les deux parties. Nommez un tiers ou un expert si les quantités sont importantes.
6
Fixer le dépôt de garantie et les modalités de paiement
Indiquez le montant du chèque remis à la signature (généralement 5 à 10 % du prix), qui compte sur le prix final. Précisez que le solde est payable par chèque certifié ou virement le jour de la conclusion, après ajustements.
💡 Un dépôt rassure le vendeur. S'il s'agit d'une transaction importante, demandez aussi une hypothèque ou une police d'assurance-crédit.
7
Ajouter les conditions suspensives pertinentes
Cochez les conditions qui s'appliquent : financement de l'acheteur, approbation du propriétaire-bailleur, obtention de permis, approbation du conseil d'administration du vendeur. Précisez le délai et les droits de résiliation si la condition n'est pas remplie.
💡 Les conditions suspensives protègent l'acheteur. Ne les retirez que si vous êtes certain qu'elles seront remplies.
8
Inclure les garanties du vendeur et prévoir le recours
Confirmez que le vendeur garantit sa propriété des actifs, l'absence de charges, l'état des biens et le respect de ses obligations fiscales. Indiquez si ces garanties survivront après la conclusion et pour combien de temps (p. ex. 1 an).
💡 Les garanties prolongées (12 à 24 mois) donnent à l'acheteur un recours si un défaut caché surgit. Notifiez-les par écrit au moment de la signature.